11 ème édition

YARHA Festival

Vivez la magie du cinéma à  Yaoundé du 25 janvier au 1 ier Février 2026.

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Discours d’ouverture

Discours d’ouverture YARHA 2025

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement

Honorables députés et sénateurs,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs

Chers amis du cinéma,

 

Bienvenue à cette 11ème édition du festival Yarha.

11ème édition, cela veut dire que Yarha entre dans sa deuxième décennie !

Un beau démenti à ceux qui imaginaient que notre festival était le rêve d’une bande d’illuminés en quête de notoriété !

Mais oublions le passé et tournons-nous vers l’avenir.

 

Cette semaine qui s’ouvre va répondre à un triple objectif : promouvoir le cinéma camerounais sur la scène internationale, soutenir l’entrepreneuriat féminin dans ce secteur économique, enfin former notre jeunesse aux métiers du 7ème Art.

 

1) Commençons par la promotion du cinéma camerounais

 

À partir de demain, 41 films seront projetés à l’institut français de Yaoundé et dans la salle Sita Bella. Ils nous viennent du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Canada, du Congo-Brazzaville, du Gabon, du Kenya, du Maroc, du Nigéria, du Sénégal, de Suisse, de Turquie et… de Zanzibar !

Vous ne rêvez pas : ils viennent de 13 pays différents.

 

Sur ces 41 films, 29 films longs métrage, court métrage et documentaire, venant de 11 pays différents, vont s’affronter pour obtenir la récompense suprême : le Yarha d’Or de la meilleure première œuvre. Sur ces 29 films, 14 sont camerounais !

Encore n’avons-nous retenu que les meilleurs, ceux qui, de notre point de vue, peuvent recueillir des récompenses internationales.

 

Donc réjouissons-nous ! Cela veut dire qu’en dépit de toutes les difficultés qu’il rencontre, le monde du cinéma camerounais est vivant et bien vivant !

 

2) J’en viens à la promotion des femmes.

 

Yarha s’est toujours efforcé de les placer au cœur du 7ème Art.

Et cette 11ème édition ne déroge pas à la règle.

 

D’abord avec ses deux jurys, qui comptent 7 femmes sur 11 et dont la présidence est d’ailleurs confiée à deux femmes. Je précise au passage que tout comme les films que nous projetons et qui viennent du monde entier, notre jury est international puisque ses membres viennent de 7 pays différents : République centrafricaine, République du Congo, Côte d’Ivoire, France, Sénégal, Turquie et bien sûr Cameroun.

 

Mais la promotion de la femme ne se limite pas à des postes de prestige. La promotion de la femme, ce sont aussi des informations qui circulent, des échanges professionnels sérieux, enfin un réseautage efficace.

Tout ceci fera l’objet d’une journée complète, le mercredi 22 janvier, dans ce prestigieux hôtel Hilton.

 

3) J’en viens enfin à ce qui est la colonne vertébrale de Yarha : la formation des jeunes camerounais au différents métiers du cinéma.

 

Et qui dit colonne vertébrale dit plusieurs vertèbres :

– La première, la plus « noble » c’est bien sûr notre colloque international. Il se tiendra les lundi 20 et mardi 21 janvier au Djeuga Palace Hôtel sur le thème « L’intelligence artificielle et la création cinématographique en Afrique ».

Pourquoi ce thème ? Parce que l’IA est désormais une réalité de notre quotidien : elle a investi nos téléphones, elle s’infiltre dans nos réseaux sociaux, bref elle est partout. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’en faire le fil conducteur de nos échanges.

Merci au grand cinéaste Balufu Bakupa-Kanyiinda, venu de République Démocratique du Congo pour modérer ce colloque et merci aussi à Adoum Djibrine-Peterman, franco-tchadien, venu pour nous apporter son éclairage scientifique.

 

– La deuxième, vous le savez tous, ce sont nos conférences professionnelles : toujours avec le même fil conducteur, des experts venus d’Afrique mais aussi d’Europe, feront progresser les connaissances et le savoir-faire de nos jeunes professionnels du cinéma. Ces formations se déroulement du mercredi 22 au samedi 25 janvier au « Village du Festival », sur l’esplanade de l’hôtel de ville. Au total : 5 conférences professionnelles et une table ronde. Cerise sur le gâteau, nous aurons aussi une master class animée par l’illustre Jean-Pierre Bekolo.

 

– La troisième « vertèbre », c’est l’opération Yarha Pro. C’est un partenariat entre l’association Alaka Film Lab (anciennement Yaoundé Film Lab), l’Institut Français de Yaoundé et bien sûr Yarha. Cette formule très originale repose sur l’accueil en internat pendant une semaine de jeunes professionnels du cinéma désireux de progresser dans leur métier et ayant soumis un projet à cet effet. Ils étaient 10 l’an passé ; ils sont 50 cette année répartis sur deux sites : au siège de l’ONG Yara d’une part avec Adoum Djibrine-Peterman, à l’institut français de Yaoundé d’autre part avec Jean-Claude Mpaka, venu spécialement du Gabon.

Retenez bien cela : nous sommes passés de 10 à 50 postulants en un an !

 

La quatrième, peut-être la plus originale de nos vertèbres, c’est l’opération « Balbu Ciné ».

Balbu comme premiers balbutiements et ciné comme 7ème Art, bien sûr. Imaginez des petits élèves de cours élémentaire : l’un est perchiste, l’autre tient la caméra, deux autres jouent sous la direction de leur camarade-scénariste. C’est ça Balbu ciné dans certaines écoles de Yaoundé. On y produit des premiers films à l’âge de 7 ans avec les équipes de Yarha !!!

 

Chers amis du cinéma,

Je sais que vous allez me dire : avec quatre vertèbres, nous avons affaire à un tout petit animal.

Je vous l’accorde.

Mais c’est un animal qui ne cesse de grandir pour peu que vous continuiez à le soutenir.

 

Je m’en voudrais d’oublier deux événements qui font aussi partie de l’ADN de Yarha :

 

– Le premier c’est Yade ou Yarha découverte talents : chaque soir, des jeunes Camerounais s’affronteront dans des disciplines connexes au métier du cinéma, le but étant d’émerger sur la scène culturelle de notre pays. Cela peut vous paraître étrange voire superflu. Mais quand vous écouterez notre lauréat de Yade 2024, juste après mon discours, je suis sûre que vous changerez d’avis.

 

– Second élément, le pays hôte. Chaque année, Yarha s’ouvre sur les beautés du monde et cette année ce sera le cas de la Suisse. Pourquoi ce pays, plutôt connu pour ses banques, sa gastronomie et ses stations de ski ? C’est parce que la Suisse est un grand pays de cinéma, abritant plus d’une demi-douzaine de festivals internationaux et doté d’une très grande expertise en matière d’intelligence artificielle. Son ambassadrice, actuellement hors du Cameroun, nous rejoindra pour une « journée suisse » le mercredi 22 et bien sûr pour notre soirée de gala de clôture le 26 janvier prochain.

 

Chers amis du cinéma,

Je ne voudrais pas terminer mon propos sans remercier les membres du jury qui vont travailler d’arrache-pied pour offrir un sourire aux lauréats des films en compétition. Ils vont bientôt monter sur scène et la présidente du jury long métrage nous dira quelques mots.

Je tiens aussi à remercier la jeune et dynamique équipe de YARA, devenue en avril dernier une Organisation Non Gouvernementale. Vous pouvez vous demander quelle est la différence entre une association et une ONG camerounaise. C’est simple : une ONG est une association qui a réussi aux yeux de ses autorités de tutelle.

 

Je souhaiterais enfin remercier tous nos partenaires qui ont financièrement et matériellement soutenu notre action.  A commencer par nos partenaires institutionnels dont notre ministère des Arts et de la Culture. Mais il y a aussi l’appui que nous recevons de nombreux pays représentés au Cameroun et bien sûr de plusieurs entreprises publiques et privées. Un clip leur est réservé qui me permettra d’éviter de graves oublis.

 

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement

Honorables députés et sénateurs,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs

Chers amis du cinéma,

 

Mon équipe se joint à moi pour vous présenter nos vœux les plus sincères et les plus chaleureux en ce début d’année 2025.

 

Bonne soirée à tous, et que vive le cinéma !